Faut-il attendre que les prix baissent ?
Ce que disent vraiment les chiffres. Les acheteurs l'espèrent, les vendeurs la redoutent : la baisse des prix est sur toutes les lèvres. Pourtant, les chiffres racontent autre chose. Les prix tiennent, mais les acheteurs sont moins nombreux et plus prudents. Pour l'un comme pour l'autre, attendre est devenu un pari. Les prix n'ont pas baissé. Mais le budget des acheteurs, si.
01. Des budgets sous pression
Depuis le début de l'année, la flambée des prix de l'énergie se ressent partout : carburant, chauffage, courses. Selon un sondage Elabe pour BFMTV de septembre 2026, 42 % des Français ont déjà renoncé à partir en vacances, et 40 % ont réduit certains achats alimentaires. 7 Français sur 10 s'attendent à une baisse de leur pouvoir d'achat, et le litre de gazole coûtait en moyenne 2,36 € début octobre (prix-carburant.eu, 5 octobre 2026).
À cela s'ajoute une échéance que tout le monde a en tête : l'élection présidentielle du printemps 2027. Les périodes électorales rendent souvent les ménages plus attentistes. Avant de s'engager pour vingt ou vingt-cinq ans, on préfère y voir plus clair.
Un crédit qui coûte plus cher. Selon l'Observatoire Crédit Logement / CSA, le taux moyen est passé de 3,06 % en juin 2025 à 3,26 % en juin 2026. Ça paraît peu. Pourtant, pour un ménage qui rembourse 1 000 € par mois sur 25 ans, ces deux dixièmes de point représentent environ 4 500 € de capacité d'emprunt en moins (hors assurance). Et selon leur profil, les emprunteurs paient aujourd'hui entre 2,84 % et 3,70 % : les primo-accédants et les familles avec peu d'apport sont les premiers touchés. Ce sont 4 500 € de budget en moins pour le même acheteur, en un an. Autant qu'il ne pourra pas mettre dans votre maison.
02. Les prix vont-ils baisser ?
Sur douze mois, on comptait environ 949 000 ventes de logements anciens fin mai 2026 : bien mieux qu'au creux de 2024, mais loin du record de 2021. Pour l'ensemble de l'année, les prévisions annoncent un recul d'environ 6 %. Les prix, eux, résistent (-0,8 % en un an). Le marché ne s'effondre pas : il change de rythme. Le délai moyen de vente atteint 110 jours en 2026, et 9 acheteurs sur 10 négocient, de 4,8 % en moyenne.
Attendre « que ça aille mieux », c'est parier sur un contexte que personne ne maîtrise. Personne ne sait où sera le marché dans un an. Les taux peuvent remonter encore, le pouvoir d'achat peut continuer de baisser, l'incertitude peut durer bien après les élections. Ce que l'on maîtrise, en revanche, c'est la façon dont son bien est présenté au marché.
03. Vendeur ou acheteur : ce que l'on maîtrise
Vendeurs : un prix juste, dès le premier jour. Les acheteurs comparent et connaissent les prix. Un bien trop cher n'est plus négocié : il n'est plus visité. Afficher « pour se garder une marge », c'est souvent vendre plus tard, et moins cher.
Une présentation qui donne envie. Avec un budget serré, on ne visite que les biens qui ont convaincu avant la visite : photos lumineuses, vrai récit, annonce claire au premier coup d'œil.
Une seule vitrine, claire et cohérente. Le même bien publié plusieurs fois, avec des photos ou des prix différents, sème le doute. Une annonce unique et soignée inspire confiance. Dans un marché incertain, les biens bien positionnés se vendent. Les autres attendent.
Et si vous achetez ? Le bon moment, c'est le vôtre. Les prix tiennent et les taux remontent : attendre une baisse a aussi un coût, en loyers comme en intérêts. Le bon moment, c'est quand votre projet est prêt. Et dans un marché plus calme, vous avez le temps de comparer et de négocier.
Votre projet, c'est aussi le mien. Et si on en parlait ? Lana Cocozza, 06 51 82 13 84.